Le Chef de l'État de la RDC a salué dans son discours du 04 juillet 2010 les efforts déployés par la DGRAD, la DGI et la DGDA dans l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE. Voici un extrait de ce discours:

Chers compatriotes,

Le 30 juin 2010 restera à jamais gravé en lettres d’or dans nos mémoires.
Le 1er juillet 2010 devrait l’être tout autant.
Je viens, en effet, vous annoncer solennellement qu’à l’issue de leurs réunions qui se sont respectivement tenues le 29 juin et le 1er juillet 2010, le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International et celui de la Banque Mondiale ont prononcé l’admission de notre pays au Point d’Achèvement de l’initiative PPTE.
La dette extérieure de notre pays, estimée à 13 milliards de dollars américains, vient d’être annulée à 90 %.
C’est manifestement une grande victoire pour le peuple congolais.
Je tiens donc à rendre un hommage mérité et à adresser toutes mes félicitations aux Congolaises et Congolais pour leur patience et pour leurs sacrifices consentis des années durant en vue de l’annulation d’une dette accumulée sans leur consentement et dont, à l’évidence, ils n’ont tiré aucun bénéfice. C’est aussi une victoire sur le découragement, le pessimisme et le scepticisme. Il nous a en effet fallu croire avant de voir !
Croire en nous‐mêmes, comme peuple ; mais aussi croire en notre Gouvernement tant il est vrai que du Point de décision au Point d’achèvement, le parcours a ressemblé à une croisière sur une mer agitée où, tel un mirage, l’horizon ne cessait de reculer au point de faire douter qu’on atteigne jamais le rivage. Bien plus, l’atteinte du Point d’achèvement est, par‐dessus tout, une victoire de la rigueur, de la discipline, de l’effort et de l’endurance.
Rigueur dans le choix des priorités et dans la définition des politiques ; discipline, effort et endurance dans la mise en oeuvre de ces priorités et politiques.

Par essence, l’accès au pont d’achèvement est donc à la fois la reconnaissance et la récompense de la bonne gouvernance. En l’occurrence, nous avons dû, pendant plusieurs années, faire preuve de constance dans la mise en oeuvre d’une politique économique, financière et monétaire dont les principales caractéristiques ont été les suivantes :

 Prudence en matière de politique monétaire et budgétaire ;
 Orthodoxie dans la gestion des finances publiques ;
 Réforme, avec courage et détermination, des secteurs
économique, financier et social, ainsi que de la législation y
relative ;
 Volonté avérée d’amélioration du climat des affaires,
notamment par une fiscalité incitative à l’investissement et par
la suppression des tracasseries administratives ;
 Respect des engagements souscrits dans le cadre des différents
programmes conclus avec le Fonds monétaire International,
ainsi qu’avec les autres partenaires.

C’est en effet l’application globalement satisfaisante de cette politique qui a permis à notre pays d’accéder au point d’achèvement. Les conclusions de la dernière revue, p

ar le Fonds Monétaire International, de l’exécution du Programme Triennal 2009‐2012 sont à ce sujet éloquentes. Il se dégage, de ces conclusions, les principaux
constats suivants :

 L’inflation est maîtrisée à hauteur de 4,5% à fin juin 2010 ;
 La monnaie nationale s’est appréciée par rapport aux devises
étrangères dès le mois de février avant de se stabiliser au cours
des derniers mois ;
 Plus de 80% des mesures prévues dans le cadre des différentes
réformes ont été effectivement exécutées ;
 Plusieurs actions essentielles, considérées comme déclencheurs
du Point d’achèvement, ont été exécutées avec succès.C’est  notamment le cas de la finalisation et de la mise en oeuvre réussie pendant une année d’un Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté.

Que tous les experts congolais, fonctionnaires des Ministères des Finances et du Budget ainsi que les agents de la Banque Centrale soient donc chaleureusement félicités pour cette brillante RECETTES_EN_DOLLARSperformance.

.......Pour leur part, le Gouvernement, particulièrement les Ministères des Finances et du Budget, ainsi que les Régies financières, devront veiller scrupuleusement à ce que personne ne se dérobe à cette obligation civique, et réprimer, avec toute la rigueur de la loi, toute évasion fiscale, toute minoration de déclaration, ou toute autre pratique délictuelle en la matière.Nous devons le faire, pour l’amour de la patrie.Nous le devons aussi, dans l’intérêt de notre progéniture.

Puisse le Très Haut nous aider à réussir ce nouveau pari.

Je vous remercie.