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Au moment où la DGDA et la DGI se recherchent encore pour réaliser le PADR, en relevant à juste titre quelques écueils qui jonchent leurs parcours respectifs, notamment l’interférence des autorités politico-militaires dans la procédure de dédouanement des marchandises, la multiplicité des services aux postes frontaliers et la non-généralisation des guichets uniques- ce que du reste a fustigé le Vice-Ministre des Finances à la FIKIN ; la DGRAD, elle, continue à réaliser mensuellement le PADR.

Au Kasaï-Oriental, chez le Gouverneur NGOYI KASANJI, par exemple, la DGRAD vient de réaliser au mois d’août les recettes de CDF 178.756.538,84 contre des assignations de CDF 108.800.000, soit un taux de réalisation 164%, surpassant du coup le record médiatisé, tambour battant, en juin 2010.

Par ailleurs, le Directeur Général de la DGRAD, Monsieur Jean ELONGO, a rappelé le mercredi dernier devant la presse, l’importance des séances de conciliation des recettes entre les services d’assiette et la DGRAD au plus tard le 10 de chaque mois, afin de réduire non seulement les discordances des chiffres déclarés mais aussi l’ampleur des difficultés conjoncturelles enregistrées dans la quête du PADR.

IMG0013AA la session de septembre prochain, la DGRAD va présenter deux projets de loi au parlement, qui vont fondamentalement modifier la nomenclature des recettes non fiscales du Trésor Public, en ce sens que bon nombre des taxes relevant constitutionnellement des domaines de la vie nationale à compétence exclusive des provinces leur seront rétrocédées.

La grande question est celle de savoir si la moins-value qu’enregistrerait la DGRAD suite à cette rétrocession pourra être compensée par une augmentation de rendement fiscal induite par l’effet de la spécialisation dans le chef du personnel de la DGRAD.