IMG0250ALa deuxième conférence des Directeurs centraux et provinciaux de la DGRAD, en deux ans, s’est ouverte ce dimanche 25 septembre 2011, à Kinshasa, après celle tenue du 27 au 29 février 2010. 

D’entre de jeu, la Directrice Générale de la DGRAD, Madame Joséphine SWALEHE ENZEWA, a stigmatisé les faiblesses constatées dans la mobilisation des recettes alors que la DGRAD est tenue d’atteindre les assignations annuelles arrêtées à 491 milliards de francs congolais au 31 décembre 2011. Les goulots d’étranglement ci-après ont été mis en exergue :

  1. La cession de quelques actes générateurs de recettes jadis encadrés par la DGRAD aux Provinces ;
  2. Le non-respect des engagements de paiement pris par certains opérateurs du secteur des P.T.T. ;
  3. La contreperformance enregistrée dans les secteurs des Mines ;
  4. Le non-acquittement par les entreprises du portefeuille de l’Etat de leurs obligations fiscales. 

Dans cet ordre d’idées, il faudrait aussi épingler la mise en place des Directeurs opérée le 02 mai 2011, qui n’avait guère pour objectif l’efficacité dans la maximisation des recettes mais plutôt la préservation des intérêts personnels sur fond d’une certaine géopolitique. Car, on ne peut pas, n'est-ce pas, devenir Directeur Central ou Provincial de la DGRAD juste après son transfert à la DGRAD ! Quel maitrise aurait-on de l'ordonnancement ou du recouvrement ou encore de la gestion du personnel ?

Donc, la grande préoccupation de cette conférence reste la mise en œuvre de nouvelles stratégies pour aider à la réalisation des assignations 2011, d’autant plus qu’il ne reste que trois mois pour boucler l’exercice budgétaire 2011. La DGRAD est donc appelée à un sursaut d’orgueil durant cet ultime trimestre aux fins de mobiliser, mensuellement, au moins 55 milliards de francs congolais. Le Ministre des Finances, Son Excellence MATATA PONYO Mapon, n’attend que cela. Pas autre chose !